Mieux dormir pour bien grandir

7 12 2008

Jeudi 4 décembre 2008

Hier j’ai joué au scrabble, toute la nuit j’ai joué avec les mots sur la planche, dans l’obscurité totale. Le temps a passé et je ne l’ai jamais vu, il était absent dans cette pièce éclairée que de musique, d’un peu de lumière de cellulaire qui allait et venait tour à tour quand je jouais. Jamais je n’ai vu les yeux de l’adversaire, ni avant le match, ni pendant, ni après. Seule une voix, parfois un rire perçait le silence:

– C’est ta première fois?

– Comme ça? Avec une parfaite inconnue?

– Non ce n’est pas de ça que je parle!

– Tu veux dire l’obscurité?

– Totale!

– Oui, première fois dans l’obscurité totale avec une inconnue

– *rire*

– Et toi?

– *rire*

Ce soir là je n’ai pas gagné, je n’ai gagné que l’expérience d’une nuit noire et des lettres qui s’étalaient une à une pour former des mots, parfois innocents, parfois suggestifs. Les points augmentaient sans vraiment aucune importance sinon celle de délimiter qu’un niveau d’attention, d’intelligence, de chance et de fatigue. Les discutions se mêlant à la nuit, la présence ne faisant qu’éloigner l’ennui. Bien que cette présence fût présente elle n’eût pas le crédit d’être réconfortante. J’avais encore l’impression de chercher dans la nuit à tâtons quelque chose sans vraiment de conviction. Les attentes ne sont-elle pas fort inutile quand ont à du plaisir? Qu’est ce qui fait qu’on les génère automatiquement, notre passé, nos besoins criant, peut-être qu’on se pose pas la question. Nous sommes dirigé par nos attentes, elles nous rendent heureux, malheureux et pourtant rien de tout ça ne nous appartient. Un jour je ferai surement un texte, sur les attentes, les latentes, les inhérentes celle qui seront comblées, celles qu’on préfèrera oubliées.


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